Rénovation énergétique avec MaPrimeRénov’ Ampleur : comment 63 % de vos travaux peuvent être pris en charge
16 Septembre 2026

Rénovation énergétique avec MaPrimeRénov’ Ampleur : comment 63 % de vos travaux peuvent être pris en charge

Vous habitez un appartement mal isolé, classé en passoire thermique au DPE (étiquette F ou G), et les factures d’énergie explosent. Vous hésitez à lancer de gros travaux, par peur du coût. Bonne nouvelle : une note récente du Service des données et études statistiques (SDES) montre que 91 900 logements ont déjà réalisé une rénovation d’ampleur en 2024 avec une aide de l’Anah, pour 2,4 milliards d’euros de subventions. Le taux moyen de prise en charge atteint 63 % du montant des travaux.

Autrement dit, des dizaines de milliers de propriétaires ont déjà franchi le pas, avec en moyenne 41 500 euros de travaux par logement, et une aide publique qui couvre une grande partie de la facture. Voyons, à travers un cas concret, ce que cela peut changer pour vous.

Vous êtes copropriétaire dans un immeuble énergivore : la situation de départ

Imaginons votre situation. Vous possédez un appartement dans une copropriété construite avant les années 2000. Votre DPE (diagnostic de performance énergétique) affiche une étiquette F : votre logement fait partie des 46 800 passoires thermiques qui ont été rénovées grâce aux aides recensées par l’Anah en 2024.

Au quotidien, cela signifie :

  • des factures de chauffage élevées pour un confort moyen, surtout l’hiver ;
  • des murs froids, des courants d’air, une sensation de logement humide ou mal chauffé ;
  • des inquiétudes pour la revente future : les passoires thermiques sont de plus en plus difficiles à vendre et à louer ;
  • si vous louez, des contraintes qui se renforcent progressivement pour les logements les plus énergivores.

Lors des assemblées générales, votre syndic évoque régulièrement une rénovation globale (isolation de la façade, toiture, changement de chaudière collective, etc.), mais dès que le sujet du coût arrive, les tensions montent. Vous avez entendu parler de MaPrimeRénov’ sans trop savoir si cela concerne votre immeuble.

Ce qui change concrètement avec les aides actuelles de l’Anah

La note du SDES apporte plusieurs informations importantes pour un propriétaire comme vous.

Des rénovations d’ampleur qui deviennent la norme

En 2024, 91 900 logements ont engagé une rénovation d’ampleur avec une aide de l’Anah. On ne parle pas d’un simple changement de fenêtre, mais bien de travaux lourds visant à améliorer fortement la performance énergétique du logement.

Le montant moyen des travaux est de 41 500 euros par logement. Sur cette somme, le taux moyen de prise en charge par l’Anah est de 63 %. Autrement dit, en moyenne, un peu moins des deux tiers de la facture sont couverts par les aides publiques, le reste étant à la charge des ménages (épargne, emprunt, etc.).

MaPrimeRénov’ Ampleur : un dispositif très utilisé par les ménages modestes

La note précise que les ménages modestes concentrent 43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur, alors que les ménages plus aisés ne représentent que 12 %. Cela signifie que le dispositif est particulièrement mobilisé par les foyers aux revenus les plus limités.

Si vos revenus sont modestes, vous êtes donc clairement dans la cible de ces aides renforcées. Et même si vous êtes plus aisé, vous pouvez tout de même bénéficier d’un soutien, même si la part d’aides sera en principe plus faible que pour les ménages modestes.

Les copropriétés au cœur du mouvement

Autre chiffre clé : les copropriétés représentent 42 % des rénovations d’ampleur aidées par l’Anah. Cela veut dire que près d’un projet sur deux concerne un immeuble collectif comme le vôtre.

Concrètement, pour vous copropriétaire, cela montre que :

  • les projets de rénovation globale en immeuble (isolation par l’extérieur, toiture, chaufferie, ventilation) sont de plus en plus fréquents ;
  • les aides sont pensées pour être mobilisées à l’échelle de l’immeuble, ce qui facilite la prise de décision en assemblée générale ;
  • vous n’êtes pas un cas isolé : des milliers de copropriétés ont déjà franchi le pas en 2024.

En parallèle, le dispositif Loc’Avantages, qui vise les propriétaires bailleurs acceptant de louer moins cher en échange d’un avantage fiscal, ne représente que 3 % des rénovations recensées. La dynamique principale se joue donc bien sur les rénovations d’ampleur type MaPrimeRénov’ Ampleur, et notamment en copropriété.

Passoire thermique : pourquoi c’est le bon moment pour agir

Parmi les logements aidés, 46 800 étaient des passoires thermiques, soit 51 % du total. Et ce chiffre grimpe à 74 % pour les bénéficiaires de MaPrimeRénov’ Ampleur.

Si votre logement est classé F ou G au DPE, vous êtes dans la catégorie la plus ciblée par ces aides :

  • les montants d’aides sont généralement plus élevés pour les passoires thermiques, car l’objectif est de sortir rapidement ces logements de l’étiquette F ou G ;
  • les travaux visent une rénovation globale (isolation, chauffage, ventilation) pour gagner plusieurs classes au DPE ;
  • vous améliorez à la fois votre confort, la valeur de votre bien et vos factures d’énergie.

Le fait que plus de la moitié des logements aidés soient des passoires thermiques montre que ce n’est plus une exception, mais une vraie tendance de fond.

Au final, qu’est-ce que cela change pour vous, propriétaire ou copropriétaire ?

En résumé, les chiffres publiés par le SDES sur l’année 2024 montrent que :

  • les rénovations d’ampleur ne sont plus réservées à une minorité : 91 900 logements aidés, c’est un mouvement massif ;
  • le coût moyen des travaux (41 500 euros) reste élevé, mais la prise en charge moyenne de 63 % par l’Anah réduit fortement le reste à payer ;
  • si vous êtes ménage modeste, vous faites partie des principaux bénéficiaires potentiels (43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur vous concernent) ;
  • en copropriété, vous n’êtes plus un cas isolé : 42 % des rénovations d’ampleur aidées concernent des immeubles collectifs ;
  • si votre logement est une passoire thermique, vous êtes clairement dans le cœur de cible des aides (51 % des logements aidés, et 74 % via MaPrimeRénov’ Ampleur).

Concrètement, cela veut dire que le moment est particulièrement favorable pour :

  • faire réaliser ou actualiser votre DPE pour savoir précisément où vous en êtes ;
  • en copropriété, demander l’inscription à l’ordre du jour d’une étude de rénovation globale (souvent précédée d’un audit énergétique) ;
  • vous renseigner sur votre éligibilité aux aides de l’Anah et de MaPrimeRénov’ Ampleur en fonction de vos revenus et de la nature de votre logement.

Conclusion : un diagnostic solide pour profiter au mieux des aides

Les chiffres 2024 montrent que les aides à la rénovation énergétique ne sont plus théoriques : elles financent déjà des milliers de projets, avec en moyenne 63 % du coût des travaux pris en charge et un montant moyen de 41 500 euros investis par logement.

La première étape, pour vous, reste de bien connaître la situation énergétique de votre bien grâce à un DPE fiable, et, si besoin, un audit énergétique pour envisager une rénovation d’ampleur cohérente. C’est sur cette base que vous pourrez, ensuite, activer les dispositifs comme MaPrimeRénov’ Ampleur et rejoindre les 91 900 logements qui ont déjà sauté le pas.

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